Low-tech et sobriété énergétique. Fabriquer des objets low-tech réellement utiles (four et séchoir solaires, marmite norvégienne, garde-manger, chauffe-eau solaire de démonstration, wattmètres pédagogiques) qui équiperont un tiers-lieu, une cuisine associative ou des foyers accompagnés contre la précarité énergétique. On mesure avant, on mesure après : la donnée devient la preuve.
Repères
- Originalité
- Accessibilité
- Polyvalence FabLab
- Impact social
- Ancrage territorial
- Coût matière
Objectifs
- Rendre concrètes les notions d’énergie (kWh, isolation, ordres de grandeur) par la fabrication et la mesure.
- Faire découvrir la filière de la rénovation énergétique, en tension dans tous les territoires.
- Outiller les participant-es pour leur propre quotidien : beaucoup sont concerné-es par la facture d’énergie.
- Apprendre à prouver : protocoles de test simples, relevés, restitution chiffrée.
Ce que l’on fabrique
- Four solaire type boîte et séchoir solaire à claies (bois, vitrage de récupération, réflecteurs).
- Marmites norvégiennes (caisses isolées) et garde-manger ventilés : les frigos d’appoint sans électricité.
- Chauffe-eau solaire de démonstration en maquette pédagogique (circuit visible, jamais raccordé au réseau).
- Wattmètres pédagogiques assemblés et « mallette énergie » de prêt (thermomètres, caméra thermique si disponible).
Partenaires à mobiliser
- Conseillers France Rénov’ et agence locale de l’énergie : contenus, pitchs et orientation.
- CCAS, associations de quartier, Compagnons Bâtisseurs : identification des foyers destinataires.
- Ressources documentaires open source du mouvement low-tech : plans éprouvés et documentés.
- Artisans RGE (isolation, menuiserie, chauffage) : parrainage et découverte métiers.
Métiers à faire découvrir
Métiers de la rénovation énergétique : plaquiste, menuisier poseur, chauffagiste, électricien, façadier-isolateur ; conseiller énergie, auditeur, éco-concepteur, chargé de mission énergie-climat. Des parcours courts existent partout et les carnets de commandes sont pleins.
Le temps fort
La restitution chiffrée : les participant-es présentent les courbes de leurs propres tests (« notre four est monté à 120 °C », « la marmite a gardé le plat à plus de 70 °C pendant deux heures »). La preuve par la mesure impressionne toujours les partenaires, et le groupe lui-même.
En pratique
- Budget matière indicatif : 550 à 800 €
- Saison idéale : automne-hiver, quand la question énergie est brûlante (tests solaires selon météo)
Points de vigilance
- Sécurité absolue : aucune intervention sur le gaz ni sur le 230 V ; le chauffe-eau reste une maquette.
- Gérer les attentes : un four solaire cuit, mais pas comme un four électrique, à annoncer d’emblée.
- Sourcer les matériaux de récupération (vitrages, caissons) plusieurs semaines en amont.
