Un parcours de dix jours ne tient pas grâce à son thème. Il tient parce qu'une date publique approche et qu'on ne peut pas la repousser, parce qu'un objet est attendu par quelqu'un, et parce que des gens du territoire passent la porte de l'atelier. Six choses ne changent jamais d'un projet à l'autre ; tout le reste s'adapte au terrain, au groupe et aux machines disponibles.

Format de référence

10 jours répartis sur 2,5 semaines · groupe de 8 à 12 participant-es · fabrication au FabLab + pitchs de professionnel-les + trophée éco-conçu + évaluation multi-modale.

Cette trame est celle de « Faire Récifs »Dispositif pédagogique et professionnel immersif conçu par Cap Sciences avec Léo Lagrange Formation, lancé en 2025 en Nouvelle-Aquitaine : les tiers-lieux et les FabLabs y servent à former et sensibiliser aux métiers de la transition écologique (recyclage, réemploi, gestion des déchets, économie circulaire)., éprouvée sur les métiers de la transition écologique. Les vingt-cinq projets la reprennent en changeant de terrain.

Les six invariants

1. Un objet réel, une destination réelle

On ne fabrique jamais un exercice. Chaque production quitte le FabLab pour vivre ailleurs : un banc posé dans le quartier, un nichoir en bord de rivière, une aide technique remise à la personne qui en a besoin. C’est cette destination qui crée la fierté et la trace durable.

2. Le territoire comme salle de classe

Les professionnel-les ne sont pas des intervenant-es ponctuel-les : ils/elles sont commanditaires, juré-es, invité-es ou bénéficiaires. Chaque projet organise des rencontres structurées avec les acteurs et actrices du territoire, sur le format éprouvé de la demi-journée de pitchs.

3. L’inversion des rôles

La signature de la méthode : les participant-es ne sont pas seulement évalué-es, ils/elles évaluent à leur tour. Ils/elles construisent leur grille de critères, jugent des structures et décernent un trophée qu’ils/elles ont fabriqué. Cette posture d’expert-e restaure une position sociale valorisante.

4. Une évaluation multi-modale

Quatre canaux se complètent, sans examen : la production (les objets, la capacité à expliquer la démarche), des quizz en début et fin de blocs, des open badges adossés à un arbre de compétences, et l’accompagnement continu de l’organisme de formation.

5. Un temps fort public

Inauguration, défilé, émission en direct, repas servi, remise de trophées : chaque parcours se termine par un événement ouvert. Ce rendez-vous donne une échéance non négociable qui structure les dix jours, et une scène où les participant-es prennent la parole.

6. Des compétences transversales outillées

Au-delà du geste technique, chaque projet fait travailler des compétences repérables et valorisables (communiquer, travailler en équipe, s’organiser, prendre des initiatives). Les badges et l’arbre de compétences en sont la traduction visible, mobilisable ensuite face à un employeur.

Comment choisir

Six questions à se poser pour présélectionner deux ou trois projets :

  • Les partenaires : qui, sur le territoire, est déjà motivé ?
  • Le bassin d’emploi : quelles filières recrutent réellement autour de l’atelier ?
  • L’équipement et les compétences : quelles machines tournent bien, que sait faire l’équipe ?
  • Le public : âge, mixité, freins, appétences.
  • La saison : certains projets se jouent au printemps, d’autres en hiver.
  • Le budget et les financements : de 300 € à 2 400 € de matière ; le nerf de la guerre reste le temps d’encadrement.

Voir le tableau comparatif pour trancher.